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Mon rapport au temps dans mon métier de céramiste : lenteur, rentabilité et saisons


Vivre de la céramique c’est avant tout apprendre à dompter le temps : celui de la terre, celui du marché, celui de la créativité. Pour moi, ce rapport au temps est au cœur de mon activité : il structure mes journées, mes mois et mes années, tout en imposant équilibre et sens. Voici comment le temps façonne chaque geste, chaque décision dans mon métier de céramiste…



La céramiste Lucie Eleme travaillant dans son atelier de poterie à Ménilmontant, Paris 20


Lenteur volontaire : un rythme à redécouvrir


Dans mes premiers mois comme céramiste, j’ai appris que la terre ne s’impatiente pas. Séchage, cuisson, refroidissement : chaque étape prend du temps. Ce lent processus m’a appris la patience active : ralentir ne signifie pas stagner, mais avancer en conscience. Ce rythme mesuré est devenu mon allié, base de ma résistance à l’urgence constante de la société moderne.



Rentabilité : trouver le bon tempo financier


La lenteur a un coût : espace de stockage, four, matières premières, heures de travail. Il a fallu accepter qu’il n’y ait pas de production massive et instantanée. En tant que céramiste, je dois calculer au plus juste : nombre de pièces par collection (souvent entre 3 et 6), prix juste, précommandes, planning. Trouver l’équilibre entre rentabilité et qualité artisanale, c’est décider jusqu’à quel point on souhaite protéger le temps sans sacrifier la viabilité. Et cela impose une gestion rigoureuse et sensible du rythme de production.



Les cycles saisonniers : rythmer l’année


Mon activité est organisée en cycles saisonniers : les collections sont pensées en fonction des saisons, des demandes, des marchés, des fêtes (Noël, galettes des rois, fêtes des mères…). L’hiver est souvent dédié à la réflexion et à la production, le printemps à la mise en ligne et aux marchés, l’été à la prise de pause, à l’expérimentation et l’automne à l’organisation et la production. Ce rythme saisonnier me permet d’allier repos, création et engagement professionnel de manière cohérente.



Choisir un rapport au temps conscient


Plutôt que de subir le temps, j’en ai fait un allié : chaque minute passée à tourner, sécher, émailler est réfléchie. Chaque fournée est programmée pour limiter l’empreinte écologique et économique (en évitant les cuissons à vide). Toutes ces décisions sont le fruit d’une volonté de respecter le temps et la matière, mais aussi de rendre mon métier plus soutenable, pour moi et pour la planète.




Et vous, quel rapport au temps dans votre travail ?


  • Êtes-vous sensibles à la lenteur dans vos activités ?

  • Comment conciliez-vous qualité et rentabilité, saisonnalité et équilibre ?

  • Seriez-vous intéressé·e par un échange autour de la gestion du temps dans l’artisanat ?



Envie de découvrir une céramique pensée dans la durée ?


Chaque pièce de mon atelier est le résultat d’un long cheminement: respect du temps, cycles réfléchis, engagement artisanal.


Retrouvez mes collections et mes ateliers ici :

Atelier Lucie Eleme – Céramique artisanale, Paris 20e, Ménilmontant

Apprenez à (re)trouver le rythme juste; dans votre assiette comme dans votre vie.

 
 
 

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